 |
|
 |
Supplique aux parents endeuillés, le 4/7/2008
|
Un texte tellement vrai ... J'avais envie de le partager avec vous ... Trop de gens nous ont fui, nous ont laissé, parce que la mort d'un enfant fait mal, dérange et blesse. Ce silence là, cette non-présence accentue la douleur, et cette atroce violence du vide qu'il nous faut affronter chaque jour. Cette façon de nous laisser, elle est si injuste. Nous sommes comme deux enfants seuls sans caillou dans la poche pour retrouver notre chemin.S'il vous plait, ne croyez pas "qu'avec le temps, ça passera". Nous sommes parents d'un enfant mort à jamais. La vie continue, mais ne nous oubliez pas ... Nous avons tant besoin de vous pour avancer et nous reconstruire. Merci à ceux qui sont restés... Je vous aime fort ...
Supplique à notre famille, à nos amis.
1 an, 2 ans, 5 ans, 10 ans, 20 ans même nous séparent du départ de notre enfant et nous, parents en deuil, avons besoin des autres. Bien que nous ne soyons pas faciles à vivre, nous aimerions rencontrer de la compréhension dans notre entourage ; nous avons besoin de soutien.
Voici, tirés de la lettre des Amis Compatissants du Québec, quelques-uns de nos souhaits :
* Nous aimerions que vous n'ayez pas de réserve à prononcer le nom de notre enfant mort, à nous parler de lui. Il a vécu, il est important encore pour nous ; nous avons besoin d'entendre son nom et de parler de lui ; alors, ne détournez pas la conversation. Cela nous serait doux, cela nous ferait sentir sa mystérieuse présence.
* Si nous sommes émus, que les larmes nous inondent le visage quand vous évoquez son souvenir, soyez sûr que ce n'est pas parce que vous nous avez blessé. C'est sa mort qui nous fait pleurer, il nous manque ! Merci à vous de nous avoir permis de pleurer, car, chaque fois, notre cœur guérit un peu plus.
* Nous aimerions que vous n'essayiez pas d'oublier notre enfant, d'en effacer le souvenir chez vous en éliminant sa photo, ses dessins et autres cadeaux qu'il vous a faits ou que vous lui avez faits. Pour nous ce serait le faire mourir une seconde fois.
* Être parent en deuil n'est pas contagieux ; ne vous éloignez pas de nous.
* Nous aimerions que vous sachiez que la perte d'un enfant est différente de toutes les autres pertes ; c'est la pire des tragédies. Ne la comparez pas à la perte d'un parent, d'un conjoint ou d'un animal.
* Ne comptez pas que dans un an nous serons guéris ; nous ne serons jamais, ni ex-mère, ni ex-père de notre enfant décédé, ni guéri. Nous apprendrons à survivre à sa mort et à revivre malgré ou avec son absence.
* Nous aurons des hauts et des bas. Ne croyez pas trop vite que notre deuil est fini ou au contraire que nous avons besoin de soins psychiatriques.
* Ne nous proposez ni médicaments ni alcool ; ce ne sont que des béquilles temporaires. Le seul moyen de traverser un deuil, c'est de le vivre. Il faut accepter de souffrir avant de guérir.
* Nous espérons que vous admettrez nos réactions physiques dans le deuil. Peut-être allons-nous prendre ou perdre un peu de poids, dormir comme une marmotte ou devenir insomniaques. Le deuil rend vulnérable, sujet aux maladies et aux accidents.
* Sachez, aussi, que tout ce que nous faisons et que vous trouvez un peu fou est tout à fait normal pendant un deuil ; la dépression, la colère, la culpabilité, la frustration, le désespoir et la remise en question des croyances et des valeurs fondamentales sont des étapes du deuil d'un enfant. Essayez de nous accepter dans l'état où nous sommes momentanément sans vous froisser.
* Il est normal que la mort d'un enfant remette en question nos valeurs et nos croyances. Laisse-nous remettre notre religion en question et retrouver une nouvelle harmonie avec celle-ci sans nous culpabiliser.
* Nous aimerions que vous compreniez que le deuil transforme une personne. Nous ne serons plus celle ou celui que noue étions avant la mort de notre enfant et nous ne le serons plus jamais. Si vous attendez que nous revenions comme avant vous serez toujours frustré. Nous devenons des personnes nouvelles avec de nouvelles valeurs, de nouveaux rêves, de nouvelles aspirations et de nouvelles croyances. Nous vous en prions, efforcez-vous de refaire connaissance avec nous ; peut-être nous apprécierez-vous de nouveau ?
* Le jour anniversaire de la naissance notre enfant et celui de son décès sont très difficiles à vivre pour nous, de même que les autres fêtes et les vacances. Nous aimerions qu'en ces occasions vous puissiez nous dire que vous pensez aussi à notre enfant. Quand nous sommes tranquilles et réservés, sachez que souvent nous pensons à lui ; alors, ne vous efforcez pas de nous divertir.
• Commentaires : Le 20/11/2008, par panda0821 ( mail) : bonjour je suis de tout coeur avec les famille c injuste car la vie est quelque chose que l'on ne peut pas rendre au famille des victimes donc bon courage et j'espere que les choses vont avance car quand on boi on ce sent bien mais quuand on désaoul on regrette et les regret ne reparent pas les vies perdues |
Le 9/11/2008, par Muriel : Perdre un enfant est sans aucun doute la plus difficile épreuve à traverser en tant que parent. En tant que Maman je peux ressentir tout la souffrance que vous devez endurer, je n'ose imaginer de ne plus avoir mes enfants à mes cotés. Mais une chose est sûre , de la haut vos petit anges peuvent être fier de vous.Et aujourd'hui j'aurais une pensée pour vous, votre famille et votre enfant afin de vous aider à ne jamais l'oublier mais au contraire à continuer de le faire vivre dans vos souvenirs. |
Le 1/10/2008, par christel : effectivement on ne sais pas ce que "perdre un enfant" peut représenter et on ne souhaite pas le savoir mais lorsque l'on est mère comme moi.... penser un instant que l'on vous enleve votre enfant là au plus profond de vous une angoisse, une peur, une tristesse vous pénètre à en pleurer. Alors oui on est pas à votre place mais on peut ressentir votre souffrance, votre douleur.A tous les parents qui ont vécu cet enfer, vos enfants seraient fier de vous et de votre combat. Continuer et merci. |
Le 27/8/2008, par cathy : Simplement merci de nous comprendre.De savoir exactement ce que nous ressentons.Seules les personnes ayant perdu un enfant peuvent dire...Autour de nous on nous comprend,on nous plaint,on sait ce que nous vivons...Avec tout le respect que l'on vous doit,je dis non,non et encore non! vous ne savez et ne saurez jamais.Alors s'il vous plait ne vous mettez jamais à notre place.Gardez la votre,et appréciez chaque jour avec vos enfants.Merci encore pour ce texte. |
• Laisser un commentaire sur cet article :
|