Jennifer et Mélanie ont 17 ans et sont devenues les victimes d'un chauffrard ivre. Homicide pour les familles des victimes. Depuis une association porte leurs noms....
 
 

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Thomas, Mélanie, votre papy Guy vous a rejoint le 30 mars ., le 27/4/2007

Il restera de toi

Il restera de toi ce que tu as donné,

Au lieu de le garder dans des coffres rouillés

Il restera de toi de ton jardin secret

Une fleur oubliée qui ne s'est pas fanée

Ce que tu as donné

En d'autres fleurira

Celui qui perd sa vie

Un jour la trouvera

Il restera de toi ce que tu as offert

Entre tes bras ouverts un matin au soleil

Il restera de toi ce que tu as perdu

Que tu as attendu plus loin que tes réveils

Ce que tu as souffert

En d'autres revivra

Celui qui perd sa vie

Un jour la trouvera

Il restera de toi une larme tombée

Un sourire germé sur les yeux de ton coeur

Il restera de toi ce que tu as semé

Que tu as partagé aux mandiants du bonheur

 

Ce que tu as semé

En d'autres germera

Celui qui perd sa vie

Un jour la trouvera

Ce texte est dédié à vous 3 et à tous les autres. Patou, Loïc et Damien


 
• Commentaires :
 
Le 18/8/2007, par ta petite fille july :
tu me manque!!!je t'aime.Avec toi joubliai mes coucis et mes ennuis,tu me manque enormement et sans toi la vie et dur na plus le meme sens.je taime




 
A mon frère Matthieu H-C, le 27/4/2007
Matthieu H-C

Matthieu

Mon frère !!!

Tu n'avais que 22 ans et tu viens de partir......

Tu ne verras pas le printemps car tu viens de mourir.....

Mais tu t'es éteint subitement, tu as disparu de mon existence, comme un coup de vent et je ne peux pas accepter ton absence...

           Je ne pourrais pas me consoler, maintenant ma vie est devenue silence,

      Je pleure ta présence.........


 
• Commentaires :
 


 

 
De la part de Laurie, le 4/4/2007

MAMAN
Je suis allée à une soirée Maman,
et je me suis souvenu de ce que tu m'avais dit.
Tu m'avais dit de ne pas boire, maman,
alors je n'ai pas bu avant de conduire, maman,
même si les autres m'ont incitée.
Je crois que j'ai fait la bonne chose, maman.
Je sais que tu as toujours raison.
Maintenant, la boum est presque terminée, maman,
et tout le monde prend le volant.
Quand je suis entrée dans mon auto, maman,
j'ai su que je rentrerais à la maison en vie, car je t'ai écouté maman,
je n'ai pas bu.
J'ai commencé à conduire, maman,
et comme je sortais pour prendre la route, l'autre auto ne m'a pas vue, maman,
et elle m'a frappé.
Je suis étendue sur le pavé, maman.
J'ai entendu le policier dire que l'autre garçon était saoul, maman,
et maintenant, je suis celle qui paye !
Je suis couchée ici, en train de mourir, maman,
j'espère que tu arriveras bientôt.
Comment ceci pouvait m'arriver à moi, maman ?
Ma vie vient d'éclater comme un ballon.
Je baigne dans mon sang, maman.
J'entends les pompiers parler maman,
et je vais mourir dans peu de temps.
Je voulais simplement te dire, maman
je te jure que je n'ai pas bu !
C'était les autres, maman.
Les autres n'ont pas réfléchi.
Ce garçon était probablement à la même soirée que moi.
La seule différence, maman,
c'est qu'il a bu et que c'est moi qui vais mourir...
Je sens beaucoup de douleur maintenant.
Le garçon qui m'a frappé marche, maman
et je ne crois pas que ce soit juste.
Je suis étendue ici en train de mourir maman,
et il me regarde en me fixant...
Dis à mon frère de ne pas pleurer, maman
Dis à papa d'être brave, maman
et quand je serai au paradis,maman,
tu écriras :
la fille à papa, sur ma pierre tombale.
Quelqu'un aurait dû lui dire, maman,
de ne pas conduire s'il avait bu.
Si seulement quelqu'un lui avait dit, maman,
je serais encore vivante.
Ma respiration devient de plus en plus courte, maman,
et j'ai peur.
S'il te plait, ne pleure pas, maman.
Quand j'avais besoin de toi tu étais toujours là, maman.
J'ai une dernière question avant de te dire adieu, maman
Je n'ai pas bu avant de conduire, maman
alors pourquoi suis-je celle qui meurt ?
J’ai peur, très peur, maman
je sent mon coeur qui bat de plus en plus lentement maman
ne me laisse pas seule maman
j'ai peur mais je ne sent plus rien, maman
ça y'est c'est la fin, maman
avant de mourir,maman
je voulais juste de dire une phrase simple que tout le monde devrait se dire
"maman, je t'aime."

 


 
• Commentaires :
 
Le 26/9/2008, par laura :
tellement mal de lire ce texte, on ressent la souffrance des anges, et on ne peut rien faire contre ça!! si seulement les gens pouvaient lire ce texte et comprendre tout le mal qu'ils font!! je t'aime Orlane et je ne t'oublierais pas, je pense bien a vous Cathy, David, Margaux et Maël!!

Le 5/3/2008, par laura :
ma belle Orlane chérie, et dire que tu aurais pu écrire ce texte, que tu as vécu ça cOmme tant d'autres persOnnes, c'est hOrrible. tu me manques depuis tOut ce temps, je ne veux qu'une chOse : te revOir! je t'aime ma belle je t'aime

Le 19/4/2007, par isabelle :
Ce texte, Jennifer, Mélanie, Orlane et bien d'autres victimes auraient pu l'écrire du haut de leur paradis. C'est à hurler, leurs assassins avaient bu, ils s'en sont bien tirés, tandis que les filles ont perdu la vie. C'est vraiment trop injuste. Je ne pense pas qu'un jour je pardonnerais à ces hommes, ce serait trahir les filles. Je vous aime tant mes filles chéries. Maman




 
Ce texte n'est qu'une goutte d'eau dans un océan de larmes, le 2/4/2007

Tu te demandes comment surmonter ton deuil. Tu as encore du mal à croire à cette disparition, tu es triste, peut-être en colère, et demain d’autres sentiments viendront piétiner ton cœur. Mais il n’y a rien à surmonter. Rien à vaincre, rien à dominer juste des étapes à franchir.

 

Personne ne comprend ce que tu ressens, comment en serait-il autrement. Celui qui n’est plus près de toi, était une part de toi. Et cette part vibrante de toi, tu es la seule, absolument la seule à en connaître au fond de toi, les contours, la densité les ombres et les lumières. C’est normal puisqu’il s’agit d’un morceau de toi. Tu es la seule à ressentir la blessure engendrée par l’arrachement de cette partie de toi .Ce qu’il était en toi et qui te manques à présent, qui d’autre que toi peut en parler.

 

Il avait une place privilégiée dans ta vie, avec lui s’éloigne celui qui avait grand pouvoir sur ton bonheur. Avec lui étaient satisfaits des besoins, parmi tes besoins les plus importants. Peut-être as-tu une impression d’incomplétude, comme si son départ te laissait une équation irrésolue. Avec lui tu espérais un jour voir satisfait des besoins en attentes. Mais celle qui mange à sa faim ne sait plus ce besoin fondamental : se sentir nourri. Sans lui, soudain tu te sens comme affamé, sans lui des besoins fondamentaux, jusqu’alors satisfaits ou en patience, réapparaissent

 

La rupture a été rapide, brutale ou alors bien trop longue. Le départ fut doux et calme ou bien alors dans trop de souffrance. Tu étais proche et présente ou alors contrainte à imaginer le pire à distance. Tout ceci et bien d’autres éléments, souvenirs, rêves ou manques que toi seule connais l’intensité de ta peine.  j’ai .connu des ruptures qui furent avant tout un soulagement, d’autres furent un déchirement insupportable et d’autres les deux à la fois.

 

L’impact d’un tel événement est différent selon l’ampleur du choc. Mais l’intensité du lien affectif entre aussi en ligne de compte.

 

Je commencerais par ne pas vouloir le croire. Tout  mon être refusera l’inacceptable réalité. Et puis je continuerais de refuser la réalité en engueulant ou en me révoltant contre les autres, le ciel ou l’injustice de la vie. Puis viendra le temps de l’acceptation morose et je serais découragé, triste de l’avoir perdu, blessé par ce que je ressentirais comme une agression contre moi. Ensuite l’acceptation sereine me verra regarder en face mon propre destin. Et parfois je serais gai. Je sais aussi qu’à d’autres moments je serais de nouveau en colère où j’aurais totalement accepter et assimiler la perte. Alors peut-être que j’aurais envie de voyager, d’écrire, d’apprendre de nouvelles choses ou tout simplement de vivre de nouvelles rencontres.

 

La parole consolante propose bien des façons de réagir au deuil : laisser le temps faire son travail d’oubli, se distraire, passer à autre chose, trouver quelqu’un pour nous consoler, etc. pourtant rares sont les personnes à dire qu’un deuil est une aventure en soi. Il faut en avoir vécu plusieurs, profondément, intensément pour en connaître la nature, les pièges et les trésors.

 

La tristesse, les larmes et la douleur sont des compagnons de voyage  assidus. On voudrait s’en débarrasser pourtant sans eux nous ne pouvons renoncer à ce qui n’est plus. Ils sont le vent, la pluie, les nuages qui balayent l’horizon et nourrissent la terre. Et un jour en renonçant à ce qui n’est plus, nous acceptons de vivre. Notre vie nous appartient à nouveau, et nous pouvons prendre le risque de changer, d’apprendre, de nous découvrir et de nous ouvrir. La tristesse, les larmes ont fait leur travail, elles nous délaissent et nous retrouvons le pays de la recherche du plaisir et de la satisfaction de nos besoins.

 

Tu te demandes comment surmonter ton deuil. Et il n’y a aucune réponse à ta question, car il n’y a rien à surmonter, il y a juste un intervalle à vivre. L’intervalle entre la perte et l’acceptation sereine de la perte.

 

Sans doute te demandes-tu comment moins souffrir de ce deuil ? Dans ce cas regardes ce qui te fait souffrance en toi, regardes-le tranquillement, sans haine, sans rancune, sans intention. Ce n’est pas facile, il faut essayer encore-tranquillement, sans haine, sans rancune, sans intention. Regardes et vois ce que la souffrance est réellement. Oses écouter ce qu’elle te dit de toi. Alors elle changera d’intensité et de couleurs.

 

Que vais-je apprendre de ce deuil, pourrais-tu demander ? je ne sais pas peut-être à être plus proche de toi, à comprendre tes besoins, à vivre simplement. Ah si, je sais ! Tu vas apprendre ce que tu savais déjà. Rien du processus de deuil ne t’est inconnu. Tu sais déjà que déni, colère, tristesse sont des réactions normales. Tu sais comme moi qu’il en est ainsi à chaque fois que nous devons perdre une part de nous-mêmes. Toutes ces étapes sont indispensables, nous ne pouvons rien y faire hormis ne pas nous y opposer.

 

L’intensité  et la durée de la peine ne se calibre pas. Aussi il me semble que toi seule peut savoir, la durée, le rythme et l’espace qu’il faut accorder en toi à toutes ces étapes du deuil.

 

Et puis, plus la personne nous est chère,plus il est difficile de renoncer aux satisfactions qu’elle nous apportait, et parfois à toutes celles qu’on espérait obtenir d’elle.

 

Le deuil est un tremblement de terre. La stupeur passée il faut s’atteler au déblaiement puis à la reconstruction et se sont bien souvent les enfants insouciants  qui donnent le courage de surmonter l’abattement. Tes besoins fondamentaux sont comme ces enfants. Donnes de l’espace à leur créativité et à leur insouciance, libère-les de celui qui n’est plus là.

 


 
• Commentaires :
 
Le 2/5/2007, par isabelle :
Salut Vanessa,
Je vais t'envoyer le texte si tu me laisse ton adresse mail. Merci de m'envoyer ton message à mon adresse : isapraud@wanadoo.fr
A bientôt
Isabelle

Le 30/4/2007, par vanessa (mail) (www) :
tres beau texte qui m a mis les larmes aux yeux!!!je voudrais prendre ce texte et le mettre sur le skyblog dE Maude;decede le 7 septembre 2005 DANS UN ACCIDENT DE LA ROUE A 17ans!!!c est une epreuve tellement difficile a surmonter!!
Je souhaite du courage a tous les parents de ses anges!!!vous avez mes plus sincere pensées.




 
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